Vincent Bouget : « Se recentrer sur l’humain pour une approche pragmatique de la ville. »

À 12 jours du premier vote pour les élections municipales, Vincent Bouget, tête de liste « Nîmes citoyenne à Gauche » pense créer la surprise de ce premier tour. Le Petit Gardois l’a rencontré en compagnie de Jo Menut et Corinne Giacometti.

Le Petit Gardois : Vincent Bouget, Comment expliquez-vous la scission de votre liste sur laquelle toute la gauche était unie ?

Vincent Bouget : « Il y a ceux qui ont continué à s’inscrire dans une démarche de clarté avec la gauche puis ceux qui ont choisi un rassemblement avec les écologistes sans que la question de la gauche soit marquée. Aujourd’hui la liste que nous portons dans la collégialité est une liste qui se veut dans la continuité d’un travail de citoyens engagés il y a plus d’un an et sur des valeurs qui sont claires c’est-à-dire, la gauche, la résistance par rapport à la politique du gouvernement Macron et la volonté de transformer la ville pour qu’elle devienne une ville de Justice sociale, de progrès démocratique, et de transition écologique. »

LPG : Alors pourquoi y a-t-il une telle scission surtout de la part du Parti Socialiste, et de certains de La France Insoumise qui ont rejoint Daniel Richard ? Est-ce que c’est dû à un problème de positionnement ou de divergence sur le fond ?

VB : « Fondamentalement c’est une question de fond, je crois que c’est une divergence politique, aujourd’hui nous nous réclamons de la gauche et clairement, eux ont choisi une option qui se situe dans une mouvance écolo, avec une tête de liste qui s’affiche ni gauche ni droite. »

Jo Menut : « Je suis membre de l’ALN (Assemblée Locale Nîmoise) et nous avons travaillé tous ensemble à ce rassemblement de la gauche, les non encartés de Nîmes Nouvelle Page (NNP), le Parti Communiste, le Parti Socialiste, Génénération.S, durant de longs mois nous avons travaillé sur le programme, sur le contenu, et il est vrai que nous avons été dépités lorsque certains sont partis. Ce rassemblement de la gauche voulait dire quelque chose. On le déplore. Mais nous, en tant que ALN, avons choisi de rester dans le mouvement de départ avec des valeurs, bien marquées à gauche. Les deux assemblées (ALN et NNP) ont pris cette décision, de rester car Emmanuel Macron a fait sauter le ni droite, ni gauche, il semble ne plus y avoir de repères, or c’est faux des repères, il en existe. »

LPG : Mais cette dispersion amenuise d’autant les chances de la gauche ?

VB : « Une campagne politique se fait dans une dynamique, un contenu et une identification claire. Je constate que la droite est plus divisée encore, et je peux vous assurer que depuis l’annonce de la liste les retours de la population, au sens large, sont très positifs. Les soutiens se multiplient. On a travaillé et nous partons à l’élection pour gagner. »

LPG : L’urgence écologique tout le monde l’intègre dans son programme. En quoi votre approche est-elle différente ?

JM : « l’écologie est incontournable et fondamentale vu ce qu’il se passe mais je répète que l’écologie ne peut pas être de droite, parce que l’écologie est forcément sociale. On voit bien ce qui a mené le monde dans le mur, c’est ce néolibéralisme partout. Je ne parle de personne en particulier, je parle dans l’absolu et dans le monde entier. »

VB : « Le lien avec l’écologie est très fort, nous sommes signataires du pacte « Nîmes en Transition »[1], nous avons coché pratiquement toutes les cases. Nous avons même rajouté nos propres propositions. Nous travaillons sur les questions écologiques depuis de nombreuses années, les élus d’opposition que ce soit Sylvette Fayet, Janie Arneguy, Christian bastide se sont toujours positionnés sur ces questions-là dans les dossiers concrets. Nous avons mené des actions contre la gare Manduel, contre le prix des transports, la précarité énergétique. Nous, nous sommes dans l’écologie sociale et concrète pas sur une écologie hors sol, on est sur un travail de fond au plus près des réalités de la ville et pas dans un programme hors sol car nous connaissons la ville. »

LPG : Par exemple concernant les transports, ce que vous mettez dans l’urgence écologique, ce sont des transports moins polluants, une refonte des bus, une gratuité des transports ?

VB : « Pour nous il faut revoir entièrement le réseau de transport et les modes de déplacement doux. Sur les transports en commun en particulier, les gens les prennent de moins en moins. Il faut revoir entièrement l’amplitude et les fréquences, les dessertes, aussi bien dans la ville que dans l’agglo, car il y a des difficultés pour se rendre au centre-ville. Nous souhaitons aussi commencer à diminuer les prix des transports qui ont augmenté sous la mandature Fournier / Lachaud et passer à la gratuité par pallier pour certaines catégories de personnes, avec un objectif de gratuité pour tous.

Nous porterons cette problématique en collaboration avec les communes de l’agglomération parce qu’on voit bien la fracture qui se fait entre la ville centre et les communes périphériques. La plupart des personnes travaillant à Nîmes vivent dans l’agglo, la vie est connectée au territoire large de l’agglo, pour le travail, les loisirs, la vie sociale. »

LPG : Le maire Jean-Paul Fournier fait état d’un catalogue de réalisations pendant ses mandatures. Dans votre programme vous parlez de rejeter les grands travaux, les grands projets sur Nîmes, vous pouvez préciser ?

VB : « On a effectivement besoin d’une salle de spectacle, il s’agit peut-être de repenser l’utilisation de ce palais des congrès. Oui il y a eu des réalisations qui ont été faites mais je crois qu’on a oublié le quotidien des Nîmois dans leurs quartiers, dans la proximité. On fait de beaux musées, le musée de la Romanité est un très beau musée, mais à côté de cela, on fait payer aux Nîmois leurs musées. Qui peut payer régulièrement ces entrées ? De même le conservatoire de musique a vu ses tarifs exploser de façon exponentielle. Il y a aussi la question de la voirie qui est dans un état exécrable notamment dans les quartiers qui ne sont pas centre-ville. Pour que la population se réapproprie l’espace public, il faut qu’il soit propre et convivial. Nous nous axons notre programme non pas sur des réalisations pharamineuses, mais autour du quotidien des Nîmois. Je n’ai pas envie que notre ville devienne une ville musée et qu’elle soit uniquement pour les touristes ou les promoteurs immobiliers. »

LPG : La citoyenneté vous la définiriez comment ? Mettre en place une démarche au-delà des comités de quartiers existants ?

VB : « Oui cela peut-être relancer des budgets participatifs où l’on implique des citoyens sur des sujets bien précis. Des appels à projets qui peuvent être très simples, et du coup associer les citoyens à la gestion de la ville pour qu’ils se réapproprient leurs lieux de vie. Aujourd’hui on a l’impression que les habitants voient cela de très loin. La ville a été confisquée par un clan qui depuis plus de vingt ans est aux manettes, elle a été un peu privatisée. On a besoin si on veut lui donner du souffle que les habitants reconquièrent leur ville, et sur les quartiers encore plus. »

 

LPG : Justement, vous avez l’impression que certains territoires, certains quartiers sont délaissés ? Que comptez-vous faire et de quelle manière comptez-vous les relier au centre et les réincorporez dans la ville entière ?

JM : « Quand je suis passée dernièrement au quartier Pissevin, nombreux sont les gens qui m’ont dit « on est abandonnés, abandonnés par la mairie. » Des médiateurs, une police municipale de proximité, ça change la donne. Donner des subventions à des associations, aux clubs sportifs, aux associations culturelles pour redonner une vie à ces quartiers pour que les jeunes et les moins jeunes puissent avoir du lien social. On peut aussi imaginer la création d’un conseil citoyen qui donnerait son avis, qui serait là pour accompagner et aider les élus dans leurs décisions. Il faut que les citoyens se réapproprient le politique. Après les dernières fusillades qui se sont déroulées dans ce quartier, les habitants ont peur, il y a un véritable sentiment d’insécurité. »

 

LPG : On sait que la création d’un conseil citoyen est difficile à mettre en place, on sait que les gens ont du mal à participer à la vie politique. Est-ce que c’est dû à un manque de structures ?

VB : « Sur un certain nombre de projets, Il existe des outils ce que l’on appelle le « design social. »[2] Nous allons travailler sur l’idée de création de maison commune dans les quartiers où l’on puisse avoir une gestion participative entre les élus et les associations de quartiers et les habitants afin qu’ils puissent travailler ensemble sur des projets. Les gens nous font remarquer souvent qu’il manque des lieux de vie commune. Il n’y a pas d’espaces publics où l’on peut se rencontrer. Ce principe de créer des espaces, des lieux communs, permettrait d’impulser des dynamiques communes dans les quartiers et pas que dans les grands quartiers. »

JM : « Cela permettait de casser les clivages des communautarismes. En Amérique Latine, il y a dans chaque ville petite ou grande des lieux où les gens se regroupent le soir dans un jardin public, ou dans un square sur un banc pour discuter avec son voisin qui n’a pas forcément les mêmes idées, ni la même culture, et cela crée du lien social ; les maisons communes auraient la même finalité. En même temps, cela redonnerait de la dignité aux habitants en se réappropriant leur quotidien.

LPG : Le centre-ville semble se vider de ses commerçants. Quel regard portez-vous sur cette situation et quelle serait votre attitude face aux grands centres commerciaux ? Accepteriez-vous que ces zones continuent à s’agrandir comme Carré Sud par exemple ?

VB : « Malheureusement cela ne dépend pas que de la ville. Cela provient aussi du changement des modes de consommation qui sont globaux. Nous nous engageons à arrêter cette extension périphérique et justement pour éviter ce zonage socio spatial qui existe aujourd’hui. Les espaces se multiplient avec des zones de loisirs, des zones commerciales, des zones d’habitats qui multiplient les trajets, donc l’utilisation des voitures, cela crée des embouteillages, de la pollution. Dans les quartiers on nous le dit : le boulanger a fermé, etc. On peut trouver des outils, je ne dis pas que nous allons réussir à tout faire, mais il faut retrouver une vie dans la proximité. Nîmes s’est étalée, et aujourd’hui on a l’impression que les Nîmois ont perdu cette proximité. Je sens une ville fracturée tant au niveau social que culturel. »

LPG : Cela signifie-t-il pour vous que ces zones sont la cause de la désertification du centre-ville ?

Corinne Giacometti : « Il y a d’autres raisons. L’arrivée d’internet a été un facteur important au niveau des commerces. Au niveau du logement la situation est largement plus grave, il y a une paupérisation au centre-ville assez surprenante d’ailleurs, avec des logements insalubres. Là il y aurait vraiment un gros travail à faire. Il faut établir des diagnostics. Nous avons eu une réunion avec un ingénieur sur ce point, et bien entendu en fonction des finances de la ville, il ne s’agit pas d’engager des grands chantiers. Cela a été expliqué, sur des réunions de thermographie. Ils se sont rendu compte qu’à des endroits, ils pensaient qu’il n’y avait pas de déperdition de chauffage, la réalité était tout autre. Les gens ne se chauffaient pas par manque de moyens. C’est un choix politique que l’on pourrait faire, tout dépend du budget dont on disposera, mais on pourrait peut-être aider les gens à isoler et prendre une partie des travaux en charge. Cela touche toujours les plus démunis. C’est quelque chose qui nous touche, quand on est de gauche, moi cela m’interpelle. »

 

LPG : Votre politique c’est vous recentrer sur l’humain, sur le citoyen et de mettre en place des projets prenant en compte cette dimension ?

VB : « Nous les grands discours qui tombent d’en haut, assez dogmatiques, mais qui ne tiennent pas compte des réalités, on est l’exact inverse. On aura une approche très volontariste mais à la fois très pragmatique parce que nous connaissons la ville.

Sur cette question de la précarité énergétique, il existe des dispositifs avec la Région, que l’on peut relancer et remettre en route. Et puis il y a ce que l’on pourrait appeler « le permis de louer », car il existe aujourd’hui des logements parfaitement indignes. Notre volonté est de permettre aux Nîmois qui sont paupérisés pour beaucoup, de vivre mieux car quand on est de gauche c’est d’abord à ces gens-là auxquels on pense.

LPG : Par rapport à ces liens que vous voulez (re) créer, quelle approche culturelle envisagez-vous et quid de la tauromachie ?

VB : « Deux choses. On va marquer très fortement ces actes dans notre programme. Un : il faut qu’on reconnaisse dans la ville toutes les cultures. Il existe une mondialité culturelle dans la ville. Ceux qui n’ont pas la culture nîmoise « historique » ont aussi le droit d’avoir une culture qui s’exprime. On va faire des propositions fortes pour que Nîmes devienne la cité du livre. Par exemple la question des artistes qui sortent de l’école des Beaux-arts et qui ne trouvent pas à s’installer facilement, d’avoir des ateliers dans des logements avec des loyers réduits. Nîmes se doit d’être une ville de la création artistique. Nous allons la soutenir en reconnaissant aussi la nécessité d’aider à la création et en reconnaissant les droits des artistes. Deuxième point : Il existe de nombreuses institutions culturelles, mais qui ne sont pas toujours en lien, et si on veut avoir un projet culturel, c’est essentiel. Il n’existe pas de projet culturel à Nîmes, c’est une politique du divertissement alors qu’il y a plein de choses qui se passent en réalité. Si on veut créer un projet culturel, il faut tisser des liens entre les associations et les institutions culturelles, le sémaphore, Paloma, le Périscope, l’école des beaux-arts et le Carré d’art… Le salon de la biographie a été détourné de sa vocation première, à l’origine il était diffusé plus largement y compris auprès des écoles. Le salon est aujourd’hui intéressant, il y a des auteurs reconnus, mais il n’est pas assez inscrit dans toute la ville. »

LPG : La tauromachie ?

VB JM CG : « C’est une culture locale, elle doit être respectée en tant que telle, comme la culture camarguaise. »

LPG : La sécurité ? Doit-elle être renforcée ?

VB : « La question de la tranquillité revient souvent. C’est un de nos axes prioritaires, parce qu’on veut y répondre avec des méthodes différentes de celles des autres. La question du lien social, de l’emploi contribue à la tranquillité, mais dans les quartiers notamment en 2018, Macron avait promis l’ouverture d’un poste de police nationale à la place Corot avec 16 créations de postes comme un poste de police à Valdegour… Les promesses du Président ont fait long feu… aucune réalisation effective mise en œuvre. Aujourd’hui on a besoin de service public dans tous les domaines y compris dans les domaines de la sécurité. On parle bien de service public. Ces quartiers ont été désertés, abandonnés.

LPG : « Vigilance citoyenne » en lien avec la police municipale, c’est une bonne chose ?

VB : « Il ne faut pas que cela évolue vers de la police privée. La sécurité doit rester du service public. Nous pensons que si une vie de quartier s’améliore, le reste va s’améliorer. On est la deuxième ville où il y a le plus de caméras en France. Visiblement ça ne règle pas les problèmes. Le vivre ensemble ne se règle pas avec des caméras de vidéosurveillance. Ce qui se passe n’est malheureusement pas très surprenant. Quant au quartier Pissevin il n’y a plus la supérette, la médiathèque est en travaux depuis 1 an, le grand marché populaire a été déplacé et réduit de moitié, quand les transports ne vont pas jusqu’au bout, quand la poste ferme, tout cela contribue à ce sentiment d’abandon. »

LPG : Les Délégations de Service Public quelle dimension auraient-elles dans votre gestion ?

VB : « Philosophiquement les DSP (Délégation de Service Public) posent des problèmes sur l’idée qu’il y a toujours une part de l’argent qui va nourrir des actionnaires de la commune ou de l’agglo, selon les compétences. On veut travailler dans ce sens de moins de DSP, mais en fonction des réalités. Sur l’eau, c’est d’avoir un contrôle démocratique de la DSP quand elle est votée. Le retour en régie va s’étudier dans les années qui viennent, on ne peut pas dire qu’on le fera immédiatement. La même question se pose sur d’autres DSP. La privatisation de la chose publique et de l’action publique ne fonctionne pas nécessairement. Il ne faut pas se dégager largement sur des entreprises privées comme l’ont fait Fournier et Lachaud.

LPG : Le candidat écologiste Daniel Richard refusera l’entrée des véhicules diesel assurant des livraisons au centre-ville ? Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous comptez faire évoluer le stationnement en ville ?

VB : « On nous interpelle sur la question du stationnement payant en ville. C’est une question problématique, on peut vouloir une transition écologique, mais il faut être dans la réalité, On ne peut pas être dans une écologie punitive, le coût du carburant est posé. Il y a certainement d’autres façons de faire, on ne fera pas de transition écologique sans y associer les habitants. »

CG : « Les transports ne sont pas adaptés pour une ville comme la nôtre. Pour inciter les habitants à ne pas prendre leur voiture, il faut des prestations de transports adaptées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »

VB : « la mobilité douce est aujourd’hui compliquée, il est très difficile de se déplacer à vélo, en fauteuil roulant ou en poussette, les trottoirs et la voirie sont dans un état catastrophique, il vaut mieux développer cet aspect-là. Il faut mettre en œuvre des chantiers dans la concertation. Les entrepreneurs de travaux publics sont prêts aussi à s’inscrire dans cette demande, avec de nouveaux matériaux, c’est peut-être le grand chantier du quotidien de la proximité. »

LPG : Vous vous projetez déjà dans une configuration de deuxième tour ?

VB : « On s’inscrit dans une politique de victoire, peut-être pas dès le premier tour, mais nous sommes engagés depuis plus d’ 1 an et demi pour permettre une autre gestion que celle de Fournier / Lachaud, sur un projet, sur des valeurs, dans une optique de construction citoyenne. Nous allons marquer ce premier tour fortement, et nous réfléchirons ensemble à la configuration du deuxième. J’appelle les électeurs à reprendre les choses en main, ils nous connaissent et la liste qu’on a présentée est une liste qui leur ressemble. Quand on fait une campagne on s’adresse à tout le monde dans la clarté et dans la transparence, tous ceux qui veulent venir avec nous, travailler avec nous, sont les bienvenus, la dynamique est lancée.

 

 

 

[1] http://www.nimesentransition.org/ Dans un contexte de mobilisation citoyenne croissante, 60 organisations* engagées dans la transition écologique et la lutte contre la précarité s’unissent au sein du Pacte pour la Transition, un programme de mesures concrètes pour les communes, à partir d’un constat : la transition écologique et solidaire se fera d’abord à l’échelle locale, et les échéances électorales de mars 2020 en seront une étape décisive.

[2] http://www.plateforme-socialdesign.net/ La Plateforme Socialdesign est une initiative d’acteurs de la société civile, designers, architectes, responsables culturels, associatifs regroupés en un réseau interdisciplinaire. Elle recense, promeut et tente de décloisonner entre elles les pratiques de ces concepteurs d’innovation culturelle et de transformations sociales.



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