Le NOGA cette année s’interroge sur le traitement des données personnelles

Publicités

Le Nîmes Open Game Art (NOGA) revient pour sa septième édition. L’année dernière près de 12 000 personnes avaient participé à ce festival qui prend de plus en plus d’ampleur chaque année. Depuis sa création, le nombre de visiteurs a été multiplié par quatre.

Cette année, la thématique choisie par les organisateurs est la database. Cet anglicisme regroupe toutes les données numériques utilisées, au quotidien, par les programmeurs. On la retrouve ainsi, aussi bien dans les jeux vidéo, les applications sur téléphone mobile ou tablette, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche.

Le traitement de ces données numériques pose évidemment des problèmes éthiques et moraux. Quelles données peuvent être utilisées à bon escient, comme pour garantir ma santé par exemple ; quelles données sont néfastes, permettant à des sociétés commerciales de proposer des offres dont les consommateurs non pas forcément besoin (Les GAFAM : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft).

Ainsi dans l’univers vidéoludique, le métier de Game Data Analyst est de plus en plus présent pour analyser les données des joueurs. Des éditeurs comme Electronic Arts, Ubisoft ou Nintendo, peuvent ainsi facilement fidéliser les joueurs en leur proposant des offres personnalisées.

Le NOGA se déroulera du 6 décembre au dimanche 5 janvier. La marraine de cette édition est Judith Duportail qui vient de publier « L’amour sous algorithme », une enquête sur les dessous de l’application de rencontre Tinder. Le parrain, quant à lui, est le youtubeur Frigiel dont sa chaîne principale compte 1 900 000 abonnés. Sur sa seconde chaîne « Le sachiez-vous ? », il s’exprime sur des questions de la vie quotidienne.

Le week-end inaugural du festival

Ce week-end d’ouverture est un événement incontournable du salon puisque de nombreuses personnalités y sont présentes, des tournois y sont organisés ainsi que des ateliers et des tables rondes.

Ainsi le samedi 7 décembre, le parrain Frigiel rencontrera son public et fera des dédicaces en section jeunesse. Il enchaînera ensuite avec une conférence en compagnie de la marraine, Judith Portail, à 16 heures dont le thème est « Votre note secrète de désirabilité sur Tinder ». Cette conférence se déroulera à la bibliothèque Carré d’Art – Jean Bousquet – Atrium et l’entrée est gratuite.

Au Carré d’Art – Galerie du Hall, Lucie Ferlin, membre de l’association d’artiste numérique T.N.T.B. et co-créatrice du festival Databit.me, présentera une sélection de onze jeux vidéo qui portent une vision géopolitique. Tous les genres y seront représentés, de l’eSport, de la stratégie, de la programmation, du tir, du combat, de l’aventure, de la réflexion, de l’énigme et du RPG. L’artiste et la sérigraphe, amènera les participants à s’interroger sur la manière de se réapproprier nos propres données à travers ses différents jeux.

Enfin à la galerie de l’Atrium, Diego Ortiz, artiste numérique, présentera sa pièce de théâtre immersive et interactive qui questionne la relation homme/machine au 21e siècle. Une intelligence artificielle prend le contrôle du jeu et des joueurs et tente un transfert de sa personnalité vers son propre serveur.

Un début de programme intéressant en attendant la suite.



Catégories :Gaming, Gard

Tags:, ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :