Le musée du Vieux Nîmes prolonge son exposition « Tatouages »

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On les a vus fleurir depuis le début des années 90, tribaux, en lettrage, polynésiens ou bien encore old school ; ils semblent contemporains et pourtant, les tatouages existent depuis le néolithique. Il est attesté que le célèbre Ötzi, l’homme des glaces retrouvé il y a une vingtaine d’années en était pourvu.

Selon les époques et les lieux perçus comme négatifs, ou à l’inverse comme un de rite de passage vers la vie d’adulte, ils ne laissent pas indifférents.

En Europe, la légende est tenace que cet effet de mode est récent, or il n’en n’est rien. Le musée du vieux Nîmes tord le cou à cette idée en prolongeant jusqu’au 5 janvier 2020 son exposition intitulée « Tatouages, le fonds Charles Perrier, médecin des Prisons. »

Ce médecin, a publié en 1900, un ouvrage dénommé les Criminels.

Les tatouages en milieu carcéral au 19e, signe d’appartenance à la criminalité

Cet album regroupe quelque 175 tableaux calligraphiés, travail final d’une étude qu’il avait mené de 1896 à 1899, sur la population carcérale de la Maison Centrale de Nîmes (859 détenus âgés entre 16 et 73 ans), en reprenant les techniques d’anthropométrie judiciaire mises au point par Alphonse Bertillon deux décennies plus tôt.

Par la suite, le médecin a publié des études  jusqu’en 1935, pour lesquelles il amassé des milliers de données anthropomorphiques : nationalité, origine ethnique, profession, religion, caractères physiques. Perrier analyse, classe, étudie, photographie les détenus, s’intéressant plus particulièrement aux tatouages restitués avec précision grâce au dessin et à la photographie et qui avaient préalablement fait l’objet d’une de ses premières publications Du tatouage chez les criminels en 1 897.

C’est cet ensemble sur la vie pénitentiaire de la fin du XIX° et du début du XX° siècle que présente l’exposition Tatouages à partir des documents d’archives de travail, des correspondances, des dessins originaux, des photographies et des plaques de verre donnés également par Charles Perrier au Musée du Vieux Nîmes.

 

Infos pratiques :

Musée du Vieux Nîmes

Place aux Herbes

Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures
Tarif plein : 5 euros
Tarif réduit : 3 euros

 

 



Catégories :Culture, Gard

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