La culture reprend ses droits à Nîmes

Les animations culturelles et les expositions temporaires des musées nîmois, soutenus et mis en place par la ville de Nîmes, représentent un levier déterminant pour la fréquentation de la cité des Antonins et son animation. Tout justes sorties de confinement, les équipements et services culturels de la ville proposent pas moins de huit expositions temporaires et plus d’une centaine de rendez-vous culturels cet été, qui, une fois encore, alimentent le rayonnement national et international de Nîmes et valorisent son attractivité.

 

Les expositions estivales dans les musées de la ville de Nîmes

Ouverte – Exposition « Les années 1950 à Nîmes dans l’objectif d’Hervé Collignon » À la Chapelle des Jésuites, Grand’Rue jusqu’au 21 septembre 2020, les archives municipales présentent une sélection de photographies provenant du fonds d’Hervé Collignon (1927-1998), ancien journaliste au Méridional, donné par sa veuve aux archives de Nîmes. Devant la richesse de ce fonds, qui va de 1952 à 1971, le choix a été fait de présenter des photographies des années 1950 pour cette première exposition. Ces clichés montrent de multiples aspects de la vie quotidienne à Nîmes, reflet de l’activité du journaliste au sein du Méridional.
Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures.

Ouverte – Exposition « Le visage – le temps de l’autre »
Le dernier étage de Carré d’Art Musée met la collection en avant, avec pour thème « Le Visage – Le temps de l’autre ». Les genres photographiques et média vidéos y dominent. Dans ces temps étranges où nous avançons masqués, cette exposition constituée en grande partie d’œuvres de la collection nous amène à porter un regard sur l’autre. De nombreuses œuvres de la collection comportent des visages allant de Thomas Ruff, Sophie Calle à Latoya Ruby Frazier. Le jeu des masques se retrouve chez Annette Messager et Ugo Rondinone, où la fonction artistique du masque, destiné à créer des personnalités multiples plutôt qu’à cacher, est exploitée.
Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures.

Ouverte – Exposition « Ettore Favini – Au revoir »
Utilisant différents médiums, le travail d’Ettore Favini s’articule autour de la relation entre l’œuvre et la réalité environnante, explorant la possibilité de supprimer les barrières entre l’individuel et le collectif, le privé et le public. « Au revoir » possède une temporalité ouverte qui navigue à travers les mémoires textiles inscrites dans la zone méditerranéenne. Depuis la Sardaigne, le projet est destiné à se poursuivre vers Gênes, Le Caire, Chieri et, au-delà des Alpes, jusqu’à Nîmes. Quatre villes qui ont des tissus en commun, dont les origines ont traversé le monde depuis plusieurs siècles : le « jean » ou « jeane » et le « denim », dont les vies sont indissociables.
Carré d’Art Musée – Project Room
Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures.

1er juillet : ouverture de l’exposition «Ours, mythes et réalités » à la Galerie Jules Salles organisée par le Museum d’Histoire Naturelle, exposition temporaire jusqu’au 15 novembre 2020.
Cette exposition réalisée par le Museum de Toulouse est l’occasion de montrer les différentes facettes de l’ours qui occupe l’imaginaire et le quotidien de l’Homme depuis des millénaires. Double sauvage de l’homme, animal totémique par excellence dans certaines sociétés, l’ours suscite crainte et admiration, il est vénéré pour sa force.
Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures

4 juillet : ouverture de l’exposition « Confinement-déconfinement, conte en couleur » à Carré d’Art – Bibliothèque (présentée sur le plateau Adultes), jusqu’au 26 septembre 2020.
Série de 75 gouaches réalisées par Valerie Crausaz pendant le confinement qui retranscrit bien l’enfermement mais avec beaucoup de fraîcheur et une certaine gaieté.

15 juillet : ouverture de l’exposition « René Seyssaud, la couleur exaltée » au Musée des Beaux-Arts, exposition temporaire jusqu’au 17 janvier 2021.
Les peintures de Seyssaud rassemblées ici jalonnent soixante années de travail quotidien, de cheminement sur les sentiers caillouteux, empruntés par un artiste de plein air poussé par son désir de peindre, par sa volonté tenace de fixer sur la toile toutes les impressions fugitives qui le traversent dans le souci de conserver la puissance de ses émotions. De son atelier de Villes sur Auzon dans le Vaucluse ou de celui de Saint Chamas, il va sur le motif à pied, au-devant de ses sensations : garrigues en fleurs, roches dénudées, arbres séculaires, travaux des hommes et des champs, criques ou gorges tantôt paisibles tantôt grandioses, lumières de l’aube ou du couchant.
Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures

15 juillet : ouverture de l’exposition « Camargue, la construction d’un rêve 1840-1940 » au Musée des Cultures Taurines – exposition temporaire jusqu’au 15 novembre 2020.
En organisant une exposition intitulée « Camargue, la construction d’un rêve, 1840-1940 », le Musée des Cultures Taurines entend mettre en exergue un des thèmes fondateurs de son histoire et de ses collections.
En effet, dès l’ouverture du Musée du Vieux Nîmes en 1920, divers objets liés aux cultures tauromachiques régionales avaient été collectés par les fondateurs de ce musée dans l’esprit qui avait présidé à sa création : rassembler des témoignages des industries et des traditions en passe de disparaître, sur le modèle de l’action menée par le poète Frédéric Mistral au Museon Arlaten, à Arles. Ces collections ont rejoint depuis les salles des collections permanentes du Musée des Cultures Taurines dans un circuit de visite qui permet de retracer l’histoire et la vie du vaste territoire de la Camargue entre cultures, élevage et jeux taurins.

4 août : réouverture de l’exposition « Rimbaud Soleillet, une saison en Afrique » à la Bibliothèque Carré d’Art (Galerie du Hall et de l’Atrium), exposition temporaire jusqu’au 20 septembre 2020.
En 1885, un certain Arthur Rimbaud, poète alors quasi inconnu, s’aventure à Tadjourah et à Obock, dans l’Est de l’Afrique. Sa route croise celle de Paul Soleillet, nîmois, héros explorateur célébré par tous les grands journaux de l’époque, figure aujourd’hui oubliée. L’exposition propose de faire revivre les circonstances de cette rencontre et plus largement de la situer dans le contexte historique et géographique de l’époque, tout en portant sur cette période un regard critique et en amenant une vision contemporaine.
Tous les jours sauf le lundi de 10 heures à 18 heures
Exposition gratuite – bibliotheque.nimes.fr

 

Les rendez-vous culturels de l’été

A partir du 2 juillet : concerts des jeudis de Nîmes
Concerts de Jazz à la Maison Carrée
2 juillet : L’Orchestre Syncopatique
9 juillet : Banan’n Jug
16 juillet : Do Ré Minettes
23 juillet : Trio Sugar Baby
30 juillet : Rose Betty
6 août : Laet it sing
13 août : The Woodies
20 août : Coffee and Cigarettes
27 août : Celtique Cottage
3 septembre : Jazz Band de Lunel

Concerts de musique classique et musiques du monde à l’Esplanade
2 juillet : Duo Largo (récitals de piano)
9 juillet : De Bach à Villa-Lobos (hautbois, flûte et clarinette)
16 juillet : Voyage musical entre orient et occident (flûte traversière en bois, cistre et guitare)
23 juillet : Yörük (chants Méditerranéens et des Balkans) et Tango-Jazz (clavier et violoncelle)
30 juillet : Conjunto Jaleo (soirée salsa)
6 août : Trio Borsalino (musique classique)
13 août : Celtic Cottage (musique Irlandaise)
20 août : Monsieur Parallèle (musique Française)
27 août : Récital de piano à quatre mains et spectacle musical de la troupe uNopia (camion-scène itinérant)
Tous les jeudis de 19h à 23h jusqu’au 3 septembre

A partir du 11 juillet : le Musée de la Romanité reprend les visites guidées estivales de ses collections avec quelques nouveautés : Visite découverte, Visite-jeu « Les explorateurs du temps », Visite « Nemausus : à la découverte de Nîmes gallo-romaine », Visite « Nos ancêtres les Gaulois : entre mythe et réalité », Visite « La mythologie racontée aux enfants », Visite « L’envers des décors romains » – jusqu’au 31 août
Informations et réservations : www.museedelaromanite.fr

A partir du 15 juillet : Visites théâtralisées proposées par le service Valorisation et diffusion des patrimoines de la ville de Nîmes : « Visions » spectacle en déambulation inédit proposant une visite du quartier Gambetta ponctuée d’embuscades théâtrales et poétiques, avec de vrais morceaux d’histoire et de vie dedans par la Compagnie « Gérard-Gérard » – les mercredis 15, 22, 29 juillet, 5, 12, 19 et 26 août à 18 heres 30.
Inscription obligatoire – Infos sur animesmonete.fr

 

Les visites culturelles de l’Office de tourisme

Nîmes la Romaine, Nîmes au fil des siècles, Nîmes et le crocodile, Nîmes au clair de lune, Alphonse Daudet, un enfant de Nîmes, Nîmes fait son cinéma, Le Denim, un tissu de légende, sont autant de thèmes de visites culturelles développés par l’Office du Tourisme pour faire découvrir Nîmes.

Inédite Visite guidée « Le culte impérial » :
Sous le règne d’Auguste, il y a deux mille ans, la Colonia Augusta nemausensis se voit doter de deux ensembles monumentaux voués au culte de l’empereur : un sanctuaire bâti autour de la source sacrée dans les actuels Jardins de la Fontaine et un temple dynastique, aujourd’hui Maison Carrée, située au cœur de la ville. La visite permettra de découvrir l’importance de ces deux sites exceptionnellement bien conservés, et de comprendre le culte impérial.
Visite de l’Office de Tourisme – Tous les lundis à 10 heures 30.



Catégories :Culture, Gard

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