La BD « Les adieux du rhinocéros » : Un docu-fiction pour alerter sur le trafic des espèces menacées

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La bande dessinée se déroule dans deux lieux différents. Le premier, dans une réserve africaine, le second dans un zoo en France. Les deux sont liés par un programme de sauvegarde des rhinocéros noirs, nommé « Protect Rhino ».

Jaro est un des rangers en charge de la protection de cette espèce et veille quotidiennement avec son équipe sur les rhinocéros qui ont un GPS implanté dans leur corps pour les localiser.

Justement, l’un d’entre eux, est en stress, Jaro suspecte des trafiquants, d’être responsable de la peur de l’animal. Avec son équipe, ils se rendent sur place, mais ils arrivent trop tard, le rhinocéros est mort, mutilé, les deux cornes arrachées. Car le rhinocéros noir possède cette particularité d’être un animal bicorne et c’est la raison pour laquelle il est pourchassé par les trafiquants.

Jaro avertit alors immédiatement le parc zoologique des Coteaux, de la mort du rhinocéros et surtout les alerte de l’intensification du braconnage. Greg, le Français, décide alors de rejoindre Jaro en Afrique, il ne peut se résoudre à rester en Europe, pendant que des animaux souffrent par la cupidité des hommes. Il va alors se confronter à une réalité plus difficile qu’il ne l’imageait.

Pendant ce temps, des chercheurs du parc zoologique des Coteaux décide de mettre en place un programme de réintroduction du rhinocéros noir dans son milieu naturel car une des femelles du zoo est gestante.

Jaro arrivera-t-il à mettre fin au trafic et remonter le réseau jusqu’au commanditaire ? Greg trouvera-t-il sa place au sein de l’équipe ? Les chercheurs réussiront-ils leur projet ?

Cette bande dessinée est une véritable description de la réalité de ce que vivent les rangers au quotidien. Elle explique également parfaitement le trafic des espèces menacées et pourquoi les autorités et la population locales ne font rien pour l’endiguer.

Le scénariste Pierre-Roland Saint-Dizier et le dessinateur Andrea Mutti ont collaboré avec des scientifiques pour donner à cet ouvrage, un aspect pédagogique dans le but de sensibiliser les lecteurs à la disparition des espèces menacées.

En effet, à l’heure actuelle, nous vivons la sixième extinction de masse. Entre 1960 et 1995, le braconnage à grande échelle des populations de rhinocéros noirs a provoqué une chute spectaculaire de la population de 98%.

Les auteurs ont réussi le pari de divertir et d’avertir

En introduction de cette bande dessinée, la doctoresse Jane Goodall, fondatrice du Jane Goodall Institute qui est une ONG environnementale, présente dans 24 pays, tient à rappeler que la sauvegarde des espèces menacées est l’affaire de tous. La moindre contribution, si petite soit-elle, peut endiguer le phénomène et faire prendre conscience aussi bien à la population locale qu’il existe d’autres moyens de subsistance, qu’à la population consommatrice de la créatine, la substance présente dans les cornes de rhinocéros, que scientifiquement, elle ne possède aucune vertu.

Avec l’aide des réseaux sociaux, à chacun de relayer ces informations et de sauver cette espèce d’une disparition complète de notre si belle planète.

Une bande dessinée à lire et à savourer comme un moyen de comprendre le phénomène planétaire des espèces menacées et de se saisir des moyens existants pour stopper tout cela.

La BD « Les adieux du rhinocéros » est disponible depuis le 3 juillet 2019 aux éditions Glénat et comprend 56 pages.



Catégories :Culture

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