La BD « Le chanteur perdu » : à la recherche de soi-même

Il y a parfois des moments dans la vie où des événements positifs ou négatifs s’enchaînent sans savoir pourquoi. Œuvrant pour la reconnaissance du petit Gardois et notamment pour sa rubrique BD, sur la page Facebook du journal, j’envoie régulièrement des invitations à des personnalités travaillant dans le neuvième art. J’ai donc envoyé une invitation au scénariste et dessinateur Didier Tronchet.

J’avais reçu de la part des éditions Dupuis, son dernier ouvrage, mais je ne pensais pas qu’il accepterait mon invitation. Et à ma grande surprise, il a accepté et s’est abonné à notre page Facebook. C’est donc avec plaisir, qu’aujourd’hui je vais chroniquer « Le chanteur perdu ».

Lorsqu’il fait un burn-out, Jean, bibliothécaire qui semble être passé à côté de sa vie, décide de retrouver Rémy-Bé, le chanteur de sa jeunesse.

Enregistrés sur une vieille cassette audio, les morceaux l’ont suivi pendant des années, seul vestige du passé. D’ailleurs, personne ne semble se souvenir de ce chanteur, l’aurait-il inventé ?

Sa seule piste : la pochette du disque avec le viaduc de Morlaix en arrière-fond. L’indice est maigre, mais Jean pourra dénouer le fil de manière surprenante, avec le seul secours des paroles de la douzaine de chansons, qui sont comme un puzzle mystérieux.

Au bout du chemin, il y a le fantôme du chanteur perdu que Jean pense connaître par cœur. Il n’est pourtant pas au bout de ses surprises. C’est un autre qu’il rencontrera, tout en faisant lui-même la découverte de celui qu’il est, à travers celui qu’il aurait pu être. Les îles lointaines ne laissent pas indemne…

 

« Le chanteur perdu » est un récit dessiné qui évoque la figure singulière de Jean-Claude Rémy. Ce chanteur perdu existe donc vraiment.

Didier Tronchet : « Il a commencé sa carrière météorique avec un premier disque en 1975 ! En plein renouveau de la chanson française, qui basculait alors dans la « chanson contestataire » et bousculait les hiérarchies en place. C’est Pierre Perret qui produit le 33-tours sous le label Adèle. J’ai juste changé le nom : Rémy Bé s’appelle Jean-Claude Rémy. »

 

Didier tronchet, est né à Béthune en 1958, et a commencé par le journalisme (Le Matin de Paris) avant de choisir la fiction, notamment la BD avec des personnages tout en dérision comme Raymond Calbuth ou Jean-Claude Tergal.

Puis son champ d’action s’est élargi au café-théâtre (le point-virgule à Paris dans les années 2000) au cinéma (réalisateur d’un long-métrage en 2002 « Le nouveau Jean-Claude ») ou à la presse magazine (rédacteur en chef de l’Écho des savanes 2007-2008).

Après un long séjour en Amérique du Sud, il choisit de revenir à la BD mais sous la forme de romans graphiques (« le fils du Yéti » chez Casterman) ou de BD reportages publiées dans la revue XXI (« Vertiges de Quito », chez Futuropolis ou « Robinsons père et fils » chez Delcourt).

Il mène parallèlement une carrière littéraire avec la parution de huit livres (chez Flammarion, Plon, Albin Michel…) sur des sujets atypiques : le vélo urbain, le football comme thérapie, le journal d’un bébé…

« Le chanteur perdu » rassemble ses envies de parler de l’ailleurs et de récits au long cours.

D’ailleurs pour faire la promotion de sa dernière bande dessinée, il n’hésite pas à pousser la chansonnette avec l’humour au second degré qui le caractérise si bien.

 

La BD « Le chanteur perdu » sort le 28 février 2020 aux éditions Dupuis et comprend 168 pages et pour les amoureux des mots, c’est une vraie pépite.

Le chanteur perdu par Tronchet © Dupuis 2020

 

 

 

 

 

 



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