[EDITO] Pourquoi je ne chroniquerai pas la BD « Donne-moi des ailes »

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L’écologie est un sujet bien trop important à l’ère contemporaine, pour être traité de manière hâtive. Il est au cœur du débat politique, sociétal et culturel. De nombreux visages y sont associés : Greta Thunberg, David Cormand (secrétaire général d’EELV), Jean-Luc Mélenchon (dans son programme « l’avenir en commun »), Benoît Hamon (Génération S), Nicolas Hulot, Alain Bougrain-Dubourg et Nicolas Vanier.

Ce dernier est un aventurier, écrivain et réalisateur français. Il compte à son actif neuf longs métrages, dont certains comme L’enfant des neiges (1995), dans lequel il entraîne sa femme Diane, et sa petite fille de deux ans Montaine, dans un voyage en chiens de traîneau, à travers les montagnes Rocheuses, le Yukon et l’Alaska, sur la piste oubliée des chercheurs d’or du Klondike, où est née la légende de Jack London cent ans plus tôt, ont marqué l’histoire du film documentaire.

Plus récemment, il s’est reconverti dans des histoires moins autobiographiques, mais toujours orientées vers des histoires réelles comme Le dernier trappeur (2004), film documentaire et de fiction dans lequel il relate un an de la vie de Norman Winther, l’un des derniers trappeurs traditionnels du Yukon canadien.

Pour son film Loup (2009), Nicolas Vanier a adapté sur grand écran, un livre qu’il avait écrit un an plus tôt, Il s’agit d’un film « hommage rendu aux « Évènes » (les Évènes est une ethnie du groupe des Toungouses du nord de la Sibérie et du nord de l’Extrême-Orient russe) selon le réalisateur qui les a rencontrés lors de sa traversée de la Sibérie. Ce film a été adapté en bande dessinée.

Dans son dernier film Donne-moi des ailes (2019), Nicolas Vanier s’est inspiré du combat de Christian Moullec, qui lutte pour la biodiversité, en aidant, grâce à son engin volant ultra léger motorisé (ULM) à apprendre à des oies sauvages naines, de nouvelles voies de migration pour échapper aux prédateurs, qu’ils soient d’origine animale ou humaine. Il a décidé tout d’abord d’en écrire un livre, en y ajoutant une part d’humanité avec la transmission entre générations de la nécessité de préserver des espèces menacées d’extinction.

Oui mais …

Oui mais lors du tournage de son film, une scène filmée en ULM au-dessus de nids de Flamants roses a provoqué l’abandon de ces derniers alors que les oiseaux étaient en pleine couvaison. Résultat près de cinq cents œufs n’auront pas pu éclore, alors que cette espèce vit toute l’année en Camargue, le seul territoire en France où il niche.

Même si cette espèce ne fait pas partie des animaux menacés, l’abandon de ces cinq cents œufs, est une lourde perte pour la colonie d’oiseaux installés dans notre région. La Camargue est reconnue notamment pour ses flamants roses, et il faut l’avouer, ils attirent des touristes du monde entier pour les voir évoluer en pleine nature.

De plus, ce qui est réellement regrettable, c’est que pour réaliser un film sur la protection des volatiles, l’équipe de tournage en sacrifient d’autres. Bien sûr, Nicolas Vanier a présenté ses excuses pour cette erreur monumentale et sanctionné selon ses propos, le réel coupable.

Le film a attiré à ce jour dans les cinémas de France, 918 192 spectateurs après trois semaines d’exploitation. Cela n’a pas empêché donc une partie de la population française d’aller le voir.

Une bande dessinée a été réalisée et qui est l’adaptation du film. Cette bande dessinée, je devais la chroniquer puisque j’en avais fait la demande auprès des Editions Glénat, ne sachant pas la polémique entourant le film.

J’avais fait ce choix éditorial, par rapport au thème abordé comme je le fais pour les autres bandes dessinées que je chronique. Étant Gardois d’adoption, j’ai fait le choix de ne pas vous présenter cet ouvrage.

Les bêtes savent voler et les Hommes peuvent voler mais ne savent pas qu’ils sont bêtes !



Catégories :Culture

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