[EDITO] : Cette année, je me mets au sport ! Alors Valérie au boulot !

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En préambule, il convient de vous dire ce qu’est que le handisport : c’est tout simplement du sport dont les règles ont été aménagées au handicap.

En loisir, dans certaines associations sportives ou centres de loisirs, il n’y a pas de différenciations que l’on soit valide ou en situation de handicap : on pratique ! Il est bien évident que cela nécessite une surveillance accrue, des connaissances particulières, des personnels formés mais le fait est là : le sport avant tout ! C’est aussi un moyen de montrer les capacités de tout un chacun, et non les limites.

Le sport, pratiqué en compétition, est divisé en deux catégories : la première pour les personnes porteuses d’un handicap physique, la seconde pour les personnes présentant un handicap sensoriel. Pour les personnes en situation de handicap mental, on parle de Sport Adapté.

Tous les sports sont pratiqués, mais certains ont été spécialement inventés comme le Goalball (jeu de ballon pour déficients visuels créé après la seconde guerre mondiale)

Plus d’infos http://www.handisport.org/les-29-sports/goalball/

Le Torball jeu de ballon créé en Allemagne en 1955

Plus d’infos https://www.handisport.org/les-29-sports/torball/

Boccia jeu de boules – identique à la Pétanque, d’origine Gréco-romaine,

Plus d’infos https://www.handisport.org/les-29-sports/boccia/

Handicap Physique

À tout moment de notre existence, nous passons « par une période de handicap ». Cette période nous envoie chez un praticien qui se dénomme un kinésithérapeute. Que fait-on lorsque nous y allons ? Je vous le donne en 1000 : des exercices de rééducation ! Et ils consistent en quoi ? Soulever des poids, faire de la marche, des exercices d’équilibre, etc. Eh bien le handisport c’est cela, ce sont des exercices de rééducation. Et ils ne datent pas d’hier, oh que non. Un des pionniers de cette méthode est le neurochirurgien anglais, Ludwig Guttmann. Il rééduquait des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, devenus paraplégiques, en utilisant plusieurs sports. Comme les JO se déroulaient à Londres au même moment (1948), il décida d’organiser, le même jour que la cérémonie d’ouverture, la première rencontre sportive pour personnes en fauteuil. S’en suivirent à Rome les jeux, en 1960. Il y avait environ 300 athlètes représentant une dizaine de pays. Et en 2000, à Sydney, 5 000 athlètes représentant 170 pays.

En aparté, il est regrettable de constater que le Comité international paralympique soit dirigé par des « non-handicapés ». Ainsi, le Président Andrew Parsons est un dirigeant sportif et journaliste brésilien né en 1977, et le directeur exécutif qui se nomme Xavier Gonzalez né en Espagne en 1959 possède une licence en économie et sociologie, est un passionné de sport et qui a toujours travaillé dans ce domaine.

Mais pour connaître ces chiffres, cette histoire etc., notre Fédération devrait se battre pour que les médias nous l’apprennent, ou nous le remémorent. Il faudrait aussi qu’elle se batte pour que nous soyons devant nos postes de télévision (au même titre que pour les valides) pour les exploits, pour les résultats de nos athlètes, tous les jours, toute la journée et non en rétrospective succincte. Puis, nous pourrions admirer plus longuement des athlètes, comme le fut avant sa sordide affaire, Oscar Pistorius ou encore Aimée Mullins.

Handicap sensoriel

Le premier sport pour sourd fut le cyclisme. Le célèbre gardois Eugène Rubens-Alcais (de Saint Jean du Gard, à quelques km d’Alès) décida, en 1924, d’organiser pour la première fois une compétition mondiale pour les sourds à Paris, Les Deaflympics (deafl = sourd ou sourde). Ils ont lieu un an après les jeux valides et paralympiques. Ils sont depuis toujours gérés par des personnes sourdes. Depuis 2018, la présidence est tenue par Rebecca Adam, femme politique australienne.

En 1890, il y a eu la première course amicale Paris-Versailles ; en 1900, le 1er championnat de France de cyclisme sourds. En 1910 il y a la fondation du premier club sportif des Sourds-Muets de Paris et en 1918, la création de la Fédération Sportive des Sourds-Muets de France (FSSMF) et enfin en 1956, la Fédération Sportive Sourds France FSSF.

Pourquoi ne pas être aux JO paralympiques ? Une personne sourde est un « mélange de genres » si j’ose dire. Elle est une personne « valide » tout en étant une personne en situation de handicap. Comment entendre une cloche, un tir ? Comment communiquer avec les autres athlètes sans avoir au quotidien, à la seconde, à la minute un ou une interprète ? Comment peut-on parler d’équité en athlétisme, au tir à l’arc ou autre sport qui nécessite un appareillage pour l’un et pas pour l’autre ? Et d’autres choses que je ne peux nommer, que je ne vois pas, que je ne connais pas. Vous comprenez qu’il y a un grand nombre de différences qui engendrent de très grandes difficultés de gestion, mais aussi de frustration et d’isolement (mais là n’est que mon opinion).

Handicap mental

Comme vous le savez, le handicap mental est mon « domaine ». J’en suis atteinte, vous l’avez bien compris, donc je maîtrise pas trop mal le sujet. Comme je vous l’avais « légèrement » expliqué dans mon Édito sur « l’Assistanat / l’Accompagnement Sexuel« , les personnes en handicap mental ont une relation avec le corps un peu « spécial », vais-je dire.

De fait vous comprenez bien que le sport doit être adapté. Bien souvent les consignes sont simplifiées, il y a des aides à la compréhension et au repérage via des schémas simples, des couleurs, des drapeaux… Les entraîneurs font un très grand travail pédagogique, de stimulation, de soutien, de sécurisation etc.

En priorité le sport est là pour l’épanouissement et non la performance. Selon le handicap il va aider, mettre en confiance, permettre de réfléchir, trouver des solutions ou alors laisser place à l’improvisation. Mettre en corrélation corps et mental par le biais du sport est un excellent processus de thérapie bien évidemment, et tout comme dans l’art, il peut révéler des athlètes.

La Fédération française du sport adapté (FFSA) est créée le 27 juin 1971 sous le nom de Fédération française d’éducation par le sport des personnes handicapées mentales. La FFSA, qui s’appelle ainsi depuis 1983 est reconnue d’utilité publique en 1999.

Les JO spéciaux ont été créés par une des sœurs du président Kennedy, Eunice Kennedy Shriver. En 1957, elle prend la direction de la Fondation Joseph P. Kennedy Jr. en faveur des personnes en situation de handicap. En juin 1961, elle organise un camp sportif pour une trentaine de personnes dans sa maison du Maryland. Les années suivantes, d’autres « camps Shriver » suivent.

En juillet 1968, les premiers JO spéciaux ont lieu à Chicago. Près de 1 000 athlètes en provenance du Canada et des États-Unis participent à des épreuves de natation, d’athlétisme et de hockey en salle. Ceux d’hiver se déroulent en 1977 à Colorado Springs, aux États-Unis.

Il a fallu attendre 1988 pour que le Comité international olympique (CIO) reconnaisse officiellement les JO spéciaux.

Vous constatez donc que le sport loisir et les JO spéciaux ont pour but de permettre aux personnes en situation de handicap de s’épanouir, de tirer des bénéfices à la fois physiques, mentaux et sociaux.

La devise des JO spéciaux est : « Donnez-moi l’occasion de gagner. Mais si je n’y arrive pas, donnez-moi la chance de concourir avec courage ».

Le président est Timothy Perry Shriver (fils d’Eunice Kennedy Shriver).

Bon Valérie tu parles, tu parles, mais si tu te mettais au sport ?

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