De la retraite à point à point de retraite

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C’est un poème de Raymond Queneau (1903-1976) qui m’a inspiré  pour inaugurer cette rubrique. Quel sacré visionnaire sur les conflits sociaux actuels ! Auteur de  Zazie dans le métro, (1959) Quenau est sur la « bonne voie » quand il fait dire à Zazie : Moi, je veux être institutrice, (…) je veux aller à l’école jusqu’à soixante-cinq ans

Dans le poème « Egocentrisme (I) » Queneau, à sa manière, rend hommage à Laurent Berger adepte de l’âge pivot et de l’âge d’équilibre. Par un glissement sémantique à « point » nommé, il louvoie de la recherche de l’équilibre du pivot au pivot en équilibre !

 

Lorsque je pourrai seul inhumer ma propre carcasse

j’aurai gagné quelques points

lorsque je pourrai planter un saule sur mon propre cimetière

j’aurai gagné d’autres points

lorsque je m’arroserai moi-même ma tombe

j’aurai pour ainsi dire quasiment gagné

mais je ne sais quelle partie

quelle partie de quoi, de quel jeu

de quel jeu de con

 

Une seule virgule dans ce poème… mais point de point !!!



Catégories :Et si les mots pensaient ?

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