Test de « Monster Energy Supercross 5 » : des nouveautés intéressantes mais encore des lacunes dans certains domaines

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Comme chaque année, le leader incontesté des courses à moto dans la boue, le développeur Milestone nous livre un nouvel opus de sa franchise Monster Energy, 5e du nom.

Pour relancer, un titre qui semblait en bout de course sur les consoles anciennes générations, un axe de progression avait pu être aperçu sur les consoles Next-Gen l’année dernière.

Des promesses ont été faites aux joueurs notamment sur sa durée de vie, qu’en est-il ? 5, 4, 3, 2, 1, Go…

 

Le mode carrière, la colonne vertébrale du jeu

Le championnat de motocross des États-Unis, nommé également Monster Energy AMA Supercross Championship regroupe trois catégories selon la cylindrée et la situation géographique : 250 SX West, 250 SX East et 450 SX.

L’une des grandes forces de cette licence a été de proposer l’intégralité des différentes catégories ainsi que les noms des véritables pilotes et les circuits du championnat. C’est encore le cas cette année !

Cependant par rapport à l’opus précédent des nouveautés font leurs apparitions. Dorénavant le joueur devra se lancer sur le tableau « Futures » réservé aux nouveaux pilotes, une sorte de dictacticiel.

Après s’être qualifié, à l’issue de trois courses, le joueur démarre sa carrière en mode « Rookie » (comme tous les sports américains) avec neuf événements avant de passer « Pro » et de voir les joueurs commencer à prendre du volume. Car là, c’est dorénavant 17 courses qui attendent le gamer.

La première volonté des joueurs est donc respectée, le jeu est plus long avec une entrée en matière progressive ce qui pourrait convaincre de nouveaux joueurs à se lancer dans ce championnat.

Pour ajouter encore un peu plus de durée de vie, l’arbre de compétences qui avait fait son apparition dans le précédent opus, s’est étoffé avec des aptitudes à débloquer sur le freinage, la réception, les sautes, les figures, ce qui pousse le joueur à réaliser quelques entraînements et événements spéciaux pour obtenir des points de compétence en plus des courses classiques.

Enfin pour conclure sur ce mode carrière, le système de rivalité fait son apparition. Le principe est limpide, le joueur devra battre un adversaire sur quatre points précis : la position en course, le holeshot (rapidité du départ), le nombre de chutes (le plus faible évidemment) et le meilleur tour en course. Ce système permet de gagner des crédits.

 

Le retour du multijoueur en local

Voilà maintenant plusieurs années que Milestone avait fait une croix sur les modes multijoueurs en local, préférant se concentrer sur le mode en ligne. Le multi en écran partagé fait donc son grand retour. Il est donc de nouveau possible de jouer à deux sur la même console ou le même PC. Les courses comptent les deux joueurs plus 16 pilotes contrôlés par l’IA et ne souffrent d’aucun bug ou ralentissement particuliers.

 

Un gameplay retravaillé et attrayant

Le maniement des motos est en effet plus naturel, que ce soit au sol lorsqu’il est question de négocier les virages, y compris sur les phases de dérapage moins « casse-gueule » lors des accélérations, que dans les airs. À ce niveau, on peut également noter que les scrubs et whips sont désormais plus simples à réaliser sur les gros sauts. Si le gain de temps en réalisant ces figures n’est pas une évidence, leur réussite permet d’engranger des points de style qui remplissent la jauge du flash-back, cette fonction qui permet de revenir quelques secondes en arrière en cas de chute.

L’intelligence artificielle reste fidèle à elle-même, c’est-à-dire avec des limites. Pour avoir un minimum de challenges, il faudra au moins placer le curseur sur difficile, mais là il faut s’attendre à se faire percuter à quelques reprises.

Néanmoins, le comportement des adversaires s’est nettement amélioré avec des contacts latéraux bien plus réalistes qu’auparavant et globalement, l’intelligence artificielle est enfin à la hauteur !

En revanche, vous retomberez parfois sur vos concurrents avec pour effet de les faire chuter tandis que vous pourrez continuer votre chemin sans encombre… Une honte en 2022 !

 

Un moteur graphique indigne des consoles next-gen

C’est l’un des plus gros reproches de ce titre. Le moteur graphique est hors d’âge. Les textures manquent de détail, les décors sont vides. Les joueurs pour quelques euros d’économies préféreront jouer sur une console old-gen que nouvelle génération.

Côté bruitages et musiques, même s’il n’y a pas de révolution, le tout est très efficace avec une bande-son rock qui colle parfaitement à ce genre de jeu et les moteurs des bécanes se font bien entendre.

Malgré, des graphismes dépassés et quelques bugs encore présents, ce nouvel opus offre un gameplay plus intéressant. L’ajout de contenu est l’autre point fort de ce titre avec un contenu gargantuesque et rend le championnat AMA plus passionnant. Monster Energy Supercross 5 est la meilleure porte d’entrée de la licence pour les joueurs qui seraient tentés par l’aventure.

Le jeu est disponible depuis le 17 mars sur les consoles de salon PS5, PS4, Xbox Series X/S et Xbox One ainsi que sur PC.

 

N.D.L.R. : Ce jeu a été testé sur une version Playstation fournit par l’éditeur.



Catégories :Jeux vidéo

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