Brève locale – SNU du Gard : Période de soldes pour les encadrants

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Enfin ! C’est le cri poussé par certains encadrants du Service National Universel qui s’est déroulé fin juin début juillet 2021 à Méjannes-le-Clap dans le Gard. Après avoir touché leur salaire en partie fin octobre de l’année dernière et le solde fin novembre 2021, la trentaine de personnes encadrant les 220 jeunes ont enfin perçu ce début mars 2022 les frais annexes relatifs aux repas et déplacements qu’ils ont effectués durant cette session.

Un nouveau séjour SNU  a eu lieu à Méjannes-le-Clap du 12 au 25 février 2022 accueillant 98 jeunes de 15 à 17 ans. Il faut espérer pour les cadres de ce séjour que leur salaire et leurs frais ne subissent pas la même saga qu’a subi  leurs prédécesseurs et qu’ils toucheront leur dû en temps et en heure.

 

L’État revisite le Droit

Le bras de fer entre l’État et les cadres du SNU prouve que l’accompagnement des jeunes volontaires ne se mange pas à toutes les sauces. Il n’y a pas que dans le Gard que les séjours du Service National Universel ont mauvaise presse. De nombreux journaux régionaux ont fait part non seulement du retard conséquent pris dans le versement des salaires mais aussi des témoignages d’encadrants mobilisés de 6 heures du matin à minuit pour un salaire ne correspondant pas à leur investissement.

Guilhem Marcellin ancien directeur adjoint d’un centre SNU de l’Aude a ouvert un contentieux contre l’Éducation nationale pour se plaindre de sa rémunération. « Quand on fait le calcul de mon contrat de travail du 1er mars au 8 juillet 2021, j’ai été payé 1 euro 50 de l’heure ! ». D’autres témoignages de personnels de l’Éducation Nationale constatent que« 800 euros pour 30 jours de travail qui plus est, payés 5 mois après la fin de leur contrat. » traduit un irrespect des salariés.

Pourtant les photos et les propos de jeunes volontaires révèlent que durant ces 12 jours, ils se sont épanouis et sont dans l’ensemble  satisfaits de leur séjour. Leurs remarques ne sont pas sans lien avec l’investissement des encadrants.

Pour que l’aventure perdure, il serait temps que les différents services de l’État (https://lepetitgardois.fr/2021/09/08/snu-du-gard-la-paye-toujours-en-attente/) mettent fin à leur ping-pong administratif et assument la responsabilité qui est la leur.

 

Des coups de canifs dans l’organisation

La Députée du Gard, Françoise Dumas, membre de la commission nationale des forces armées s’est saisie du dossier. Elle a interpellé à plusieurs reprises la Rectrice d’Académie en faisant part dès le mois de septembre dernier d’« une situation inacceptable et incompréhensive ». L’élue de la République a réitéré sa demande mi-février de cette année ce qui a certainement contribué à régler rapidement les frais annexes engagés par les encadrants. Encadrants qui, à titre individuel ou collectif au sein du syndicat Sep-UNSA Éducation ont souhaité poursuivre une action juridique.

La sonnette d’alarme est tirée, il faut espérer que les services de l’État revoient leur copie afin que les valeurs telles « faire république, faire communauté » enseignées aux jeunes volontaires soient aussi valables pour les encadrants.



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