Brève internationale – Europe : Échec et Malte pour l’avortement

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Élue au premier tour du scrutin ce mardi à la présidence du Parlement Européen, en dépit de ses positions très critiquées sur les droits des femmes à disposer de leur propre corps, la conservatrice maltaise Roberta Metsola succède à l’Italien David Sassoli, mort le 11 janvier et dont elle assurait l’intérim.

L’Union Européenne fonctionne avec trois présidents qui siègent respectivement à la tête de la commission, (Ursula von der Leyen ) du Conseil, (à la suite de la Slovénie, la France préside depuis le 1er janvier 2022, la présidence du Conseil de l’Union européenne avec Emmanuel Macron) et donc Roberta Metsola depuis le 18 janvier au Parlement.

Le rôle de la présidente du Parlement est certes symbolique par rapport aux compétences des deux autres, mais les députées européennes représentent plus de 40 % des élus de cette institution. Le positionnement de Roberta Metsola contre l’avortement n’est pas un signal de bon aloi envoyé non seulement à l’Europe mais au monde entier, d’autant qu’elle s’oppose aussi à la contraception. Elle s’est d’autre part abstenue en septembre dernier sur le vote demandant de criminaliser les violences faites aux femmes.

 

Vote « en même temps »

La conservatrice a obtenu la majorité absolue dès le premier tour du scrutin grâce à un accord conclu entre les trois principales forces politiques à Strasbourg : PPE (Parti Populaire Européen), S&D (Socialistes et Démocrates) et Renew Europe (Démocrates et Libéraux).

Stéphane Séjourné, LREM, qui préside le groupe Renew depuis octobre 2021 avait demandé au Parlement, au Conseil et à la Commission « de signer le Pacte Simone Veil qui vise à aligner vers le haut les droits des femmes en Europe». «Notre groupe appelle à préserver, promouvoir et renforcer les droits de toutes les femmes européennes.» Simone Veil, première femme à avoir accédé à cette fonction de Présidente (1979-1982) serait certainement choquée par ces peccadilles. Elle avait été précédée à ce poste par Nicole Fontaine (1999-2002).



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1 réponse

  1. Décidément le monde devient totalitaire. Serions-nous dans un monde dystopique auquel il est impossible d’échapper et dont les dirigeants peuvent exercer une autorité totale et sans contraintes de séparation des pouvoirs, sur des citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre.
    Il y a de quoi s’inquiéter.
    Bravo Joshen pour ton article

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