Urgence pauvreté dans le Gard : le réseau Anaïs donne l’alerte

Le samedi 16 octobre, Place Saint Charles à Nîmes, les associations et organisations du Réseau ANAÏS (Associations Nîmoises d’Action et d’Interventions Sociales) veulent alerter et sensibiliser la population et les pouvoirs publics de l’urgence de lutter contre la pauvreté. Échanger, débattre, dialoguer, il s’agit de créer une dynamique et de faire émerger des solutions pour agir contre toutes les formes de pauvreté.

Les Restos du Cœur indiquent une hausse de plus de 30 % des demandes alimentaires en 2021. Le nombre d’allocataires du RSA a passé la barre des 2 millions. La crise du Covid a également entraîné l’exposition d’un nouveau public à la pauvreté : indépendants, salariés en CDD, intérimaires, travailleurs de l’économie informelle ou encore étudiants, particulièrement touchés par la rupture d’activité. Ajoutons que plus de 2 millions de personnes survivent avec moins de 660 euros par mois et que plus de 300 000 personnes vivent dans la rue. Les indicateurs ne trompent pas, le maillage social est déchiré. Le Réseau ANAÏS propose donc une journée d’initiatives pour informer de la gravité de la situation et d’alerter sur l’urgence à combattre la pauvreté.

 

Le programme de la journée

Autour de différentes tables rondes seront abordés les thèmes de la santé, du logement, de l’accès à la culture. Ces débats et ces échanges sont ouverts à toutes les personnes souhaitant être mieux informées sur les conséquences qu’engendre la pauvreté et sur des pistes et solutions envisagées.

Deux invités feront part de leur expérience. D’une part Julia Monfort, journaliste et notamment autrice des Carnets de Solidarité aux Éditions Payot, mais aussi Cédric Herrou connu pour avoir aidé plus de 150 migrants à la frontière franco-italienne. Affirmant leur engagement en tant que citoyen, ils seront présents en début d’après-midi pour débattre de l’accès aux droits pour les étrangers.

Tout au long de la journée des espaces dédiés présenteront différentes initiatives mises en œuvre par des associations comme le Camion douche de l’association Eau Vive/Paquita ou le tiers lieu mobile des Ehpads de la Croix rouge. Par ailleurs des animations culturelles et ludiques seront présentées à l’attention des parents et des enfants.

 

Le Gard, attractif et pauvre

La France compte aujourd’hui plus de 8,5 millions de pauvres soit 600 000 personnes de plus qu’il y a 10 ans. Dans le Gard, Nîmes est la 6e ville la plus pauvre de France avec 29 % de sa population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage à 22 %. Les enfants mineurs aussi pâtissent des problèmes économiques de leurs parents. La quarantaine d’associations regroupées au sein du Réseau ANAÏS le constate : la pauvreté n’est pas une inquiétude mais une réalité quantifiable.

En dehors de Nîmes, d’autres communes du Gard, plus rurales constatent aussi que le confinement n’a fait qu’aggraver la situation des personnes relevant du RSA, de l’allocation de solidarité spécifique, de l’allocation aux adultes handicapés, du minimum vieillesse. « La crise a également eu un impact en termes d’inégalité face à l’accès à l’éducation, mais aussi en termes de souffrance psychologique et de souffrance psychiatrique, liée notamment à l’isolement », souligne Fiona Lazaar. (Présidente du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale CNLE).

La déléguée nationale d’ATD Quart-Monde affirme qu’il existe des solutions pour « sortir de la pauvreté et pas simplement pour la « panser » ou la « gérer ». La question des politiques publiques sera certainement abordée et débattue lors de cette journée.



Catégories :Gard

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