SNU du Gard : la paye toujours en attente

Plus de deux mois après la fin du Service national universel qui s’est déroulé à Méjannes-le-Clap du 19 juin au 2 juillet, l’équipe d’encadrement attend toujours d’être payée. C’est l’ASP, (Agence de services et de paiement) qui est en charge de la gestion du règlement des salaires des équipes d’encadrement du SNU.

Qui fait quoi au niveau de l’État dans l’organisation du SNU ? C’est la question que l’on peut se poser concernant les séjours de cohésion qui se sont déroulés dans une quinzaine de départements en accueillant quelque 3 000 jeunes volontaires. Dans le Gard, c’est au sein du Village de Vacances « Les cigales du Gard » de Méjannes-le-Clap que se sont retrouvés plus de 200 jeunes encadrés par une équipe d’une quarantaine de cadres.

 

Tout travail mérite salaire

Or jusqu’à aujourd’hui, point de salaire. Deux mois après, il est inadmissible que les cadres de Méjannes-le-Clap doivent contacter les services auprès des directions départementales et régionales pour réclamer leur salaire. L’un d’entre eux s’est vu répondre « qu’il y avait du retard. Un autre « que les services travaillent en sous-effectif », un troisième « que la personne qui traite les dossiers est en vacances ». Il leur a aussi été certifié que « certains dossiers incomplets empêchent le traitement de tous les autres ». A cela s’est ajouté le fameux « vous serez payés dans quelques jours » pour certainement se débarrasser des inopportuns qui réclament simplement leur dû. Tous les arguments répétés depuis deux mois par les différentes administrations sont irrecevables pour les encadrants du SNU. Le même problème se pose d’ailleurs dans d’autres départements.

 

Le ping-pong administratif

Le « contrat d’engagement éducatif » signé par le salarié encadrant le séjour de cohésion du SNU relève du Ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports. Pour le séjour de Mejannes-le-Clap, c’est le rectorat d’académie l’employeur. Le parcours administratif d’un dossier passe par le niveau départemental de Jeunesse et sport qui est chargé de le vérifier. Ensuite le niveau régional financier de cette même administration le valide et le fait suivre au niveau national de l’ASP pour règlement effectif. S’agissant du SNU, contacter l’ASP nationale relève du parcours du combattant ! Aux dires d’un employé de cette structure « Une avance importante devrait être versée la semaine prochaine ». Une avance seulement ! Peut-être l’État veut-il réserver le solde pour les fêtes de fin d’année ?

 

Décentraliser, une nécessité

Selon le président de la République « Il ne s’agit pas de réinventer le service militaireMais de donner à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans le domaine social, environnemental, culturel ». Emmanuel Macron poursuit : « Beaucoup disent que c’est impossible à faire. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire ».

Soit ! Mais il y a aussi nécessité de définir exactement le pilotage de ces programmes et de donner aux préfectures et aux services départementaux ou régionaux la possibilité de gérer directement les financements pour que les « personnels pédagogiques occasionnels » ne fassent plus les frais de ces dysfonctionnements avérés.



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2 réponses

  1. On oubli les chômeurs et les étudiants qui ont besoin de l’argent et encore plus des papiers pour pôle emploi. Serons nous les pigeons de la farce ?

  2. Quelle honte. Après ils chercheront des volontaires pour encadrer ce type de stage.

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