La campagne vaccinale a débuté dans le Gard

C’est à l’étage moins 3 du hall 1 de l’hôpital Carémeau de Nîmes que la presse avait été conviée le 7 janvier afin de voir les premières injections du vaccin contre la Covid-19. Aujourd’hui c’est dans l’un des quatre EHPAD choisis par l’ARS d’Occitane que les premiers résidents ont pu eux aussi bénéficier du précieux liquide.

Il y avait une drôle d’ambiance dans cette petite salle de Carémeau, entre espoir et émulation, les soignants de plus de 50 ans avec comorbidité qui au départ dans le premier calendrier vaccinal étaient exclus ont pu commencer à se faire vacciner.

126 personnes le premier jour, plus de 300 le second, près de 800 personnes inscrites sur la plateforme ouverte une journée et demie auparavant, le début de campagne s’annonce prometteur pour le vaccin contre la covid-19.

C’est sur une plateforme que les soignants du CHU mais aussi tous les libéraux, IDE, aides soignantes, médecins généralistes peuvent prendre rendez-vous afin de se faire vacciner. Il en est de même pour les pompiers et les travailleurs à domiciles, qui s’occupent des personnes âgées, de plus de 50 ans et ou présentant des facteurs de risques (appelées comorbidités).

Le docteur Loubet médecin et chef de la vaccination qui a mis en place ce centre explique que 7 000 doses ont été livrées en début de semaine pour la primo vaccination puis ce seront 4 500 doses chaque semaine avec une montée en charge au fur et à mesure de l’ouverture à d’autres types de population et d’autres lieux afin de couvrir le territoire de manière rapide.

Nicolas Best, le directeur général du CHU de Nîmes

Simplification, rapidité, gratuité, et volontariat

Afin de simplifier, un « parcours » de vaccination a été étudié dans la même salle et rationaliser au mieux ce premier centre de vaccination Covid de Nîmes.

Concrètement, il a été reproché à l’Etat sa lourdeur administrative et surtout le peu de gens vaccinés. Pour rattraper ce début de vaccination chaotique, les autorités ont fait de la manière suivante.

Les deux rendez-vous sont calés en même temps, pour l’injection de la première dose puis la seconde trois semaines après, tout est fait dans une même salle.

Chez les personnels soignants de la manière qui suit :

  • Arrivée avec une secrétaire qui vérifie votre heure de rendez-vous
  • Un questionnaire est remis et à compléter
  • Un médecin reçoit le futur vacciné, il approuve ou non la vaccination
  • Une infirmière vient chercher la personne, il existe quatre boxes dans le centre de vaccination de Carémeau
  • Une fois l’injection faites, les personnes passent dans une salle de surveillance durant quinze à trente minutes.

D’autres campagnes de promotions en faveur de la vaccination vont se mettre en place ces prochaines semaines afin de protéger le plus grand nombre de personnes possibles (si la logistique et notamment la production de vaccins suivent).

Aujourd’hui la Haute autorité de santé a autorisé le vaccin Moderna, de quoi soulager les tensions logistiques et de pénurie.

Parallèlement à 800 km de là, le premier ministre Jean Castex, et son ministre des solidarités et de la Santé, prenaient la parole pour faire un point sur l’évolution sanitaire en France et sur la campagne vaccinale dont beaucoup disent qu’elle est soit à la traîne, soit déjà morte.

De cette longue conférence de presse la principale mesure est l’ouverture aux personnes de plus de 75 ans à la vaccination dès le 18 janvier

Dès le jeudi 14, une plateforme téléphonique et une plateforme internet vont être mises en place pour fixer les rendez-vous.

 

Où en est la pandémie ?

La défiance des Français à l’égard de la vaccination semble s’amenuiser, puisque l’on a appris ce matin que dans un nouveau sondage que près de 58 %,soit une hausse de onze points en un mois, seraient près à se faire vacciner, car du côté de la pandémie la situation ne s’améliore guère.

Avec en moyenne sur sept jours glissants, environ 15 000 cas par jour, et un taux de positivité qui augmente, l’heure n’est plus aux calculs. Les variantes anglaises et sud-africaines et surtout la première, risque de faire un démarrage fracassant dans notre pays. En Angleterre cette souche nettement plus contagieuse, a purement et simplement remplacé la souche initiale celle que nous avons actuellement sur le sol français.

Et même si pour le moment Didier Lauga sur son compte Twitter a indiqué laisser le couvre-feu à 20 heures et ce jusqu’au 20 janvier, il n’est pas dit que la propagation de cette nouvelle variante, ne l’oblige à prendre des mesures plus drastiques.



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